(Sous l’homme qui meurt, le triomphe de Dieu)
Voyez-vous sur la Croix, le Royaume éternel ?
Voyez-vous l’apparence, céder à l’Innocence ?
Voyez-vous Sa Passion, assécher les passions ?
Voyez-vous Ses mains prises, offrir la liberté ?
Voyez-vous de Son Cœur, couler les cœurs sauvés ?
Voyez-vous sur Son front, mourir les vanités ?
Voyez-vous sous le cri, venir la Paix du ciel ?
Voyez-vous par le fiel, venir le « miel » du Jour ?
Voyez-vous sur la chair, se lever la Lumière ?
Voyez-vous sur la Croix, « mûrir » l’Eucharistie ?
Voyez-vous la prière, couler de Son Côté ?
Voyez-vous l’indigence, offrir la satiété ?
Voyez-vous de la graine, jaillir l’épi doré ?
Voyez-vous l’apparence, mûrir l’éternité ?
Voyez-vous sous les cendres, les braises pour demain ?
Voyez-vous « l’arc-en-ciel », le triomphe des cieux,
toutes suavités coulées du Cœur de Dieu ?
Suspendu au vide de l’iniquité, Son Cœur répand la semence de Paix, de Joie, de Vérité, et « tout » par Lui sait recommencer…
Sur la colline Golgotha, le ciel s’incline jusqu’à se joindre aux cœurs, et l’on voit l’Innocence humiliée sous les coups du péché, s’offrir, se partager…
Le triomphe est complet du divin crucifié, mort et ressuscité… Par le « cri » de Son Sang, l’Esprit est appelé…
IL est l’univers entier qui fait « œuvre » de chair, c’est dans la créature que meurt le Créateur…
Dieu emprunte à la faiblesse son humble vêtement, et d’un regard embrasse le cœur de « l’homme-enfant »…
Instant prodige où le ciel meurt en Croix, où l’univers bascule dans cette Vie donnée…
Jésus coule à l’esprit de celui qui s’oublie…
Et la Chair déchirée au divin Sacrifice, unit toutes les chairs…
Toutes pensées lancées dans l’avenir de Grâce…
Et dans Son Sang versé se tient un chaste enfantement, une course joyeuse dans l’espace du Chant, sous le Souffle léger, tous unis au Vivant, nature émerveillée à jamais épousée…
L’Astre longtemps cherché, intérieur et caché, se voit transfiguré en Soleil contemplé…
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