Pensées pour Lui Ed 01

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Tiré de la pensée 7 :

 

« …L’Amour est « pensée » enfouie dans la pensée de l’homme. Il est Pensée « jointive » des âmes entre elles.

Il nous donne à entrer profondément dans le processus transcendant de création. Il sait l’espérance qui tend vers le « parfait » du vivre.

Ainsi, l’homme se rassemble de l’homme. Par la pratique de la charité, il crée et ouvre un champ de force et d’énergie conduisant au Vivant éternel.

A chaque geste de charité, un « pan » de Vie s’éclaire…

Le Père par Jésus, nous appelle à verser l’Amour comme on verse le sang…se donner, se donner, se donner sans relâche…

Dans les veines invisibles de l’esprit de l’homme en Christ, l’Amour coule bouillonnant et brûlant. L’Amour est « sang » nouveau de l’homme révélé !

Il est « sang » versé par l’Esprit généreux et pur. Il est fluide sacré en l’homme d’éternité… »

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Tiré de la pensée 9 :

 

« …Vivre au plus « large » de nous-mêmes, c’est vivre l’au-delà de nous-mêmes, le « franchissement » de nous-mêmes, vivre « l’autre », vivre l’élan de fraternité, élan vers nos frères en humanité, goûter et reconnaître la nourriture d’éternité : Jésus Verbe et Parole, notre Frère éblouissant en divinité.

Auprès de Lui en esprit, se désolidariser un peu plus chaque jour de l’immédiateté, par des « avancées » de l’âme venues à l’étonnement que fait naître la Grâce.

L’Esprit se donne et son mouvement s’amplifie au renoncement au « moi » et à son écrin d’infortune, le monde. Il est ce qui purifie à l’effort d’oblation dans la marche de l’âme vers le Vivant éternel… »

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Tiré de la pensée 10 :

 

 « …Dieu Père, tout en étant « élément » indépendant de divinité, pose et lance le processus final  de révélation par Jésus son Fils, son Verbe, son Sacrifice d’esprit et de chair.

Jésus, tout en étant « élément » indépendant de divinité, prolonge la volonté du Père par la Parole et le Sacrifice (glorification de la chair par la Lumière).

L’Esprit tout en étant « élément » indépendant de divinité, reprend et amplifie à l’homme, ce que le Fils a laissé en volonté du Père.

La beauté et la grandeur des trois personnes divines reposent sur une interdépendance de Sagesse et de Sainteté.

S’agissant des Personnes de la Sainte Trinité, c’est cette indépendance et cette interdépendance conjuguées, qui fonde l’opacité du Mystère.

Le « socle » du Parfait, de l’Incréé, de l’éternité c’est l’Unité…

Les trois Etats de Lumière (Sainte Trinité) ne font qu’un dans la Sagesse, dans l’Amour parfait, dans le don de la Vie recommencée.

Dieu établit sa grandeur en interactions d’expressions, de Personnes divines, comme la matière peut se définir en correspondance d’états.

Une déclinaison de matière (matière étirée en trois états) pour une expansion de révélation et de Vie… »

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Tiré de la pensée 66 :

 

« …Dieu est « densité », intensité éclatées…

Malgré cette structure « en éclatement », chaque particule de densité est de même intensité. L’Esprit de Dieu est comme une pâte qui s’étire en surface et en étendue d’univers sous l’effet de sa volonté suprême (gigantesque rouleau !). Cependant, cette même « pâte » garde toujours la même épaisseur quelque soit l’étendue épousée qui est infinie. 

L’explosion, l’expansion de l’Esprit en particules de Vie a précédé le « Bing bang » qui est explosion, organisation de matière.

Ainsi la création des univers a vécu deux « Big bang », celui de l’Esprit et celui de la matière. La matière s’est agglomérée à l’Esprit qui est son centre, en le recouvrant.

Elle est agglomérat pour l’Esprit.

L’Esprit est « particules » fondatrices, structurelles des mondes, sur lesquelles se sont fixées, greffées, agrégées les astres, planètes, constellations…

Toutes choses étant ordonnées autour de cette expansion de l’Esprit qui est Dieu et Centre de l’universel ordonnancement… »

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Tiré de la pensée 17 :

 

« …Si momentanément Dieu « attache » l’âme au corps, c’est afin qu’elle entre en connaissance d’elle-même, c'est-à-dire de Lui, Père, Fils et Esprit.

Le Père a envoyé Sa Lumière nourricière, Christ. Il nous libère de la servitude des mouvements interrompus, mondes finis (corps, Terre, vanité, orgueil, peur…), par la conscience révélée de notre Être vivant, au mouvement ininterrompu de l’Esprit tout puissant.

La chair et le Vivant se « superposent ».

L’éphémère présent peut fusionner le Vrai et le Vivant éternels…

Dans le cœur de l’homme, le monde, ses représentations, ses « extensions » en désirs et en rêves, « brille » parfois plus que la Lumière divine. L’âme s’oublie alors dans le visible, s’arrête à lui…

Dieu pourtant est Lumière éblouissante créatrice du monde (des mondes), il l’a créé et le crée de chaque instant, de chaque louange à Lui et il l’accompagne vers sa complète réalisation.

À la foi, l’espérance et la charité, la « réalité » intérieure (Dieu présence vivante, aimante) devient aussi tangible que celle du monde autour…

La réalité « extérieure » (arbres, montagnes, soleil, oiseaux…toutes choses visibles), nous n’avons pas à la faire naître, elle existe dans nos yeux, dans les « schémas » usuels et naturels de perception, lesquels sont venus avec le corps.

Mais s’agissant de la réalité « Dieu », notre participation, notre implication, notre réponse sont requises.

Pensées pour Lui page 8Comme l’œil répond à la réalité visible, par Jésus, le cœur répond à la réalité invisible. L’homme participe de la Foi, entre dans « l’agir » d’Espérance, « palpite » de Charité.

Appelé par l’Esprit, stimulé par Lui nous existons davantage en Lumière d’Amour et de Vérité. L’homme réel s’éclaire…

Dieu devient alors aussi réel que le monde périphérique.

Il est « réalité » infinie, invisible, indivisible, incorruptible, Sainte, trois fois Sainte. « Réalité » qui n’a pour obstacle d’existence que notre liberté.

Liberté voulue par Dieu qui ouvre à la joie fine et rayonnante, à la conscience épurée de l’homme devenu « accueil » sincère de son propre salut et « participant » à sa venue.

L’homme, en s’effaçant des apparences, apparaît en Dieu… »

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Tiré de la pensée 47 :

 

« …La prière, cette évaporation de la conscience vers l’intérieur…

Nos cœurs s’étirent à Sa Parole…Toutes joies, toutes peines tendues vers la Lumière…

Par la prière l’esprit de l’homme mis à nu, dépouillé de toute fausseté, se « prosterne » devant l’éclatante Lumière. Ainsi, l’esprit de l’homme désencombré de l’homme, s’adresse à l’Esprit fondateur, l’Esprit Père et Seigneur.

L’oraison fait remonter en nous ce que la mort ne peut toucher, embrasser ou réduire… Elle rassemble le plus beau, le plus vrai de « l’exister » pour le tourner vers « l’Être »…

L’existence d’homme est tantôt « péché », tantôt « prière », elle « blesse » ou « caresse » l’Amour de Christ !

La Grâce hisse les mots de poussière à la Parole de Lumière… »

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Tiré de la pensée 50 :

 

« …Dans le foisonnement des temps, la créature s’est retirée de la pensée de son Créateur et Père… Mais Christ Parole et Verbe, rend l’homme fécond de Dieu. Il rend l’âme féconde d’Amour ; l’a conduit sur le chemin de lumière fécond de la fraternité des âmes, laquelle est « tissus » d’éternité.

Reconnaître et accueillir « l’autre » en vérité dans ce qu’il est, dans ce qu’il fait, ouvrir à l’altérité les bras du cœur avec sincérité et grâce.

À Jésus Verbe et Vérité, l’homme fait provende et provision de Charité, il se remplit d’Amour jusque dans ses pensées, ses projets, ses intentions. La chair oublie la chair, le corps suit les désirs de l’âme jusqu’aux confins de l’être, rivages de l’esprit.

À Jésus Verbe, la Vérité est à portée d’Espérance, à portée de joie…

Moudre toute pensée à la meule de l’intérieur du cœur, passer toute action au tamis de la conscience haute, grandir de Vérité au secret de l’intime : devenir fécond de Christ ; temps de la Grâce : Grâce en chacun et sur tous, retournement des cœurs, du monde et de la peur ; la mort et le péché sont anéantis, retournés au feu de l’inexistence… »

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